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mardi 19 juillet 2016

Chantez maintenant !

Pour prolonger mon billet sur le Jubilate Choir, voici donc le poster que nous avons offert à notre chef de choeur en partance pour Londres et espérons-le une grande carrière, pour qu'il se souvienne de ces années à faire répéter des amateurs ;o)


Travail d'équipe, car j'ai l'habitude de noter les citations les plus drôles ou absurdes de mes chefs de choeur depuis de longues années déjà, mais c'est quelqu'un d'autre qui me voyant faire récemment a pensé à les lui "offrir" pour son départ, en me suggérant de les envoyer à notre graphiste attitrée - qui chante dans le choeur et réalise déjà nos affiches.

Je peux assurer qu'elles sont toutes absolument véridiques !


jeudi 16 juin 2016

Bach, toujours

Juste pour vous raconter quelque chose d'actualité, pour une fois :

Pensez à moi dimanche soir, car je chante la Messe en si mineur de JS Bach, dans une église du sud de Dublin, avec un choeur qui s'appelle Jubilate et dont je fais partie depuis un an et demi à peu près (oui, je suis dans deux chorales - prenantes - en même temps).

Le chef d'orchestre a 22 ans et a fondé le bidule quand il en avait 16, pour s'attaquer à la Passion selon St Jean à l'époque, de Bach aussi.

J'ai rejoint en novembre 2014 pour l'Oratorio de Noël (de Bach encore), puis je suis restée pour Les Saisons (de Haydn, y a pas de chant dans celles de Vivaldi, si vous étiez en train de réfléchir), concert en avril 2015, puis pour Elijah de Mendelssohn (chanté en anglais) en novembre 2015, ensuite le Requiem allemand de Brahms, en mars 2016, et enfin, l'ultime, le dernier, le plus dur (c'est vraiment farci de pièges cette messe c'est atroce), le zénith, l'acmé, avant que le chef ne s'en aille parfaire sa formation en Angleterre et en Allemagne - parce que c'est pas en Irlande que tu vas te former à la direction d'orchestre, hein - Ze Messe en si mineur, de Bach forcément.


Au départ c'est un choeur constitué de paroissiens, monté à l'occasion d'un centenaire de leur église, qui ne savaient pas vraiment lire une partition, et ils constituent encore le coeur du choeur. Se sont greffés avec les années des gens plus rompus à la musique et au chant choral, mais ce n'est pas devenu du semi-pro, et avec mon petit niveau je suis une des plus solides (toutes les petites dames veulent se mettre à côté de moi, on a le fan club qu'on peut :P).
Mine de rien les répétitions vont vite, les gens bossent leur partie, je ne sais pas bien comment, et on a toujours produit des concerts de qualité, même si ça coûte cher, même si ça fait un peu peur à la trésorerie d'engager de bons instrumentistes, de payer un pianiste pour les dernières répètes, et même si le pupitre des basses nous a régulièrement donné des sueurs froides en répétition générale.
Killian (le chef donc), est très très enthousiaste et précis et très très bon à la direction (et au piano, au déchiffrage, en chant, un peu tout hein), et pour réparer les erreurs, tout ça, alors les gens suivent et se dépassent.

Ouais, on a une identité visuelle assez bath, je sais.
L'approche du concert reste un peu stressante, il reste toujours des erreurs, on sent que ceci ou cela pourrait potentiellement causer une catastrophe une désorientation passagère chez les basses, que les ténors ne font pas leurs nuances de manière très nuancées, que les sopranos baissent un peu sur la durée, tout ça tout ça. Mais c'est aussi beaucoup d'adrénaline et un sacré plaisir, qui s'est préparé pendant des mois d'effort, qui va durer deux heures, et que j'ai bien l'intention d'honorer et de construire avec les autres le plus précisément possible.

On avait notre dernière répète choeur seul ce soir, pendant trois heures. C'est pas parfait mais on commence à avoir une idée de l'ensemble. Demain l'orchestre que j'ai hâte de découvrir (des professionnels, tout comme les solistes, même si parfois encore étudiants officiellement). 

Pour faire ce concert dimanche soir à 20h, j'ai un avion dimanche matin pour rentrer de Berlin où une chouette copine-à-moi se marie samedi ; et en entendant l'oeuvre ce soir je me dis que j'ai pris la bonne décision. Pas une seconde je ne voudrais manquer de chanter ce concert, avec ce chef pour la dernière fois, avant qu'il ne s'en aille diriger des gens bien bien plus avancés que nous.

Allez, j'ai rebossé ma partie ce soir en rentrant, je suis au boulot demain matin et j'ai pris mon après-midi le temps de faire ma valise et mes préparatifs pour le mariage de samedi, et d'être en forme pour la répète avec orchestre du soir.
Taïaut.


Mise à jour au 20 juin
Une membre du choeur a réalisé cette petite vidéo très chouette pour montrer les dernières répétitions, jetez-y un oeil !


Le concert s'est très bien passé, même si ma voix fatiguée a commencé à lâcher un peu en deuxième partie, on est allés au pub après-coup pour oublier que c'est le dernier concert avec le chef, qui était lui-même assez triste dit-il, mais toujours de bonne humeur voire un peu surrexcité comme nous tous après un concert.
On a une petite goodbye party d'organisée cette semaine qu'il ignore, ça permettra de se redire au revoir et bonne chance...


samedi 10 mai 2014

Musique presque traditionnelle


J'étais jeudi soir 8 mai - qui n'est pas férié en Irlande, bande de fainéants, on a juste le premier lundi de mai, ça bosse ici - d'accord on a le premier lundi de juin aussi - au Grand Social, qui est l'un des bars-boîte-scène de musiques variées et autres activités que nous affectionnons.

On allait voir un groupe qui s'appelle This Is How We Fly, dont je n'avais encore vu que deux membres sur quatre, dans un drôle de spectacle sur les histoires de souris...
Ce groupe est constitué de deux Irlandais (au "fiddle" et à la clarinette), d'un suédois à la batterie (donc il joue avec une seule baguette, sa main gauche est en contact direct, et il a aussi des cloche(tte)s) et d'un danseur américain dans une autre partie rythmique qu'il assure avec les pieds, mais certainement pas comme un pied, j'adorerais danser comme ça :o)

Ca donne quelque chose de très très joli à voir, sans même compter sur le fait qu'ils ont l'air d'adorer jouer ensemble et qu'ils abordent d'immenses sourires tout au long du concert.

La vidéo qui me paraît la plus intéressante refuse de venir sur ce blog, dingue, en voici le lien, elle montre (et fait entendre) mieux le rôle du danseur.


Sinon, côté musique, j'ai donc intégré le choeur de la RTÉ en février (choeur philharmonique s'il vous plaît), et notre dernier concert de l'année, mon premier avec eux, est vendredi prochain au National Concert Hall, où je chanterai pour la troisième fois !

Au programme :
STANFORD Song of the Soul (European Premiere) 
ELGAR Enigma Variation (orchestral piece)
COLERIDGE-TAYLOR Hiawatha’s Wedding Feast from The Song of Hiawatha 

Looking forward to it! 

dimanche 9 mars 2014

Vive la sécu !

Après 45 minutes d'attente dans un très beau cabinet aux grandes baies vitrées par où dardait un chaud soleil (ça faisait longtemps que j'avais pas utilisé dardait, ça me démangeait), une consultation amicale, efficace et courte, me voici projetée du bureau du médecin (Gabrielle, second door to your right) au comptoir des secrétaires qui me donnent l'ordonnance et la p'tite note.

Outch.
Oui oui, c'est bien 60,00 € d'écrit sur le papier, en face de "routine consultation". Si je remplis les bons papiers et que je n'ai oublié aucun paramètre, il paraît que l'état pourrait m'en rembourser 20%.

Mais médecin très bien, hein, quand même. Et j'ai appris le mot "shoulder blade" pour omoplate, que je trouve superbement logique. Quoiqu'on pourrait encore théoriser sur ce que désigne exactement le mot "épaule" à travers les siècles. Je ne retrouve pas la référence du bouquin que je voulais citer, là, j'essaierai...

Donc oui, j'avais une petite grippe paraît-il, mais ça va mieux depuis une semaine, même si mon nez n'est pas encore à 100% de ses capacités.

Sinon, ça roule. J'ai quelques entretiens pour des boulots ici, mais je dois continuer à postuler ; mon contrat finit dans deux semaines, le 21 mars.

Et puis j'ai quitté le chœur du Goethe Institut, rendue à moitié cinglée par la technique d'enseignement du chef, même si je m'y suis fait de bons amis, et j'ai réussi à entrer il y a trois semaines dans le chœur de la RTÉ, la radio télévision irlandaise !

Ce n'est pas encore le chœur de Radio France, ça reste amateur, mais c'est quand même très chouette, en tout cas bien plus conforme à ce que je voulais que le Goethe. Le chef est vraiment bien et dynamique, ça chante bien, on répète dans un auditorium dans les bâtiments officiels, c'est gratuit, et on nous offre thé, café et biscuits à la pause :o)


Concert le 16 mai au National Concert Hall, pour ceux qui cherchaient la bonne date pour me rendre visite :P


Sinon, il fait très beau en ce moment, et les jours rallongent, je profite !



mercredi 10 juillet 2013

Samedi 22 juin, au concert avec Bryn Terfel

Je continue dans le désordre, y a pas de raison, quand on n'a pas de méthode il faut s'y tenir.

Ordoncques je vous avais déjà un peu alléchés en vous disant que j'allais faire un concert au National Concert Hall qui est LA salle de concert classique de Dublin (voui, on n'a pas tout à fait la même quantité de programmation et de choix qu'à Paris ou Berlin), avec le Concert Orchestra de la RTÉ qui est la télévision d'ici, nous (le chœur du Goethe Institut) et Bryn Terfel, ze famous baryton-basse.

On avait une générale ou pré-générale le vendredi soir dans les locaux de la RTÉ au sud-est de Dublin. Il y avait concert de Rihanna ce soir-là dans les parages, je vous raconte pas la circulation (je m'étais payé un taxi pour être sûr d'arriver vite au bon endroit. Le chauffeur a cru que j'étais quelqu'un de très important quand on lui a ouvert la barrière de la zone enclose des locaux de la radio.

On commence la répète avec l'orchestre (le Concert Orchestra est le deuxième orchestre de la radio-télé après le Symphony Orchestra) et le chef. On avait eu le mardi précédent en répétition un assistant qui nous avait préparés, avait repéré quelques fausses notes qui traînaient, nous avait prévenu des endroits glissants et de ceux où Terfel risquait de faire le clown.
Vendredi soir ze chef d'orchestre, Gareth Jones, excellent. Les quelques chefs (d'orchestre) que j'ai croisés jusque là n'étaient pas toujours très bons avec les chanteurs, et encore moins avec les chœurs amateurs - à leur décharge ils avaient aussi souvent des orchestres amateurs à diriger en même temps. Lui sait ce qu'il veut obtenir, sait comment le demander, connaît absolument tout par cœur y compris les paroles, le sens, l'accentuation, l'interprétation, probablement la façon dont Bryn Terfel interprètera tout ça aussi. On aura la preuve juste un peu plus tard qu'ils ont l'air très bons amis.

Les paroles, ça, ça m'épate. C'est le truc qui m'impressionne le plus. Je suis nulle pour retenir les paroles. Et les chanteurs d'opéra retiennent des actes et des actes de mots qui ne sont pas dans leur langue, ça me fascine. La musique je comprends, la hauteur, le rythme, les nuances, même les départs, je peux. La qualité de la voix, le souffle, le vibrato, le registre, la tessiture, bon, ça se travaille. Après on travaille plus ou moins et on est plus ou moins gâté par la nature et votre timbre plaît plus ou moins. Un peu comme les sportifs.
Mais les paroles... pfiou...

Bref. Le chef d'orchestre connaît toutes les paroles.

Pause. En revenant du Piémont des toilettes, je croise un grand monsieur dans l'escalier qui a l'air entouré d'autre personnes et je le dévisage innocemment en me disant tiens, j'ai déjà vu sa tête quelque part, il fait partie du chœur ? (je suis là depuis quatre semaines, je ne suis pas encore très au point).
Non, non, je connais son visage parce que c'est LUI, Mister Terfel devant moi in person. Il croise mon regard à ce moment-là et je ne trouve rien de mieux que de dire "Hello". "Hi" répond-il.
Bref : j'ai parlé à Bryn Terfel.

Deuxième partie de la répétition avec lui. Effectivement il fait le clown, siffle sur la fin d'un morceau, demande aux hommes de crier un "Oh !" et de lever le bras à la fin de l'air du Veau d'or, change les rythmes à chaque phrase sur It ain't necessarily so et grimace quand le chef nous dit que celui-là était trop foireux et qu'on fait comme sur la partoche, plutôt. Sinon on le suit. Et il finit par dire qu'on ferait bien d'avancer cette répet, il a des places pour Rihanna.

Samedi rendez-vous à 15h au National Concert Hall. Je connais mais je n'étais jamais entrée par l'entrée des artistes, qui est tout derrière.
Il y a des photos dédicacées d'artistes dont Lady Felicity, et la porte vers la salle de concert, qui s'écrit Stàitse en gaélique mais je ne jurerai rien sur la prononciation.
Terfel arrive un peu plus tard. La photo n'est pas terrible mais c'est juste pour montrer qu'il est vraiment grand : (à droite)




Le chœur est tout serré sur les bancs de velours vert autour de l'orgue, faire se déplacer des ténors pour décaler les altos et pouvoir asseoir deux sopranes supplémentaires est toujours un exercice d'autorité périlleux. L'inertie des masses (on est une grosse cinquantaine pour ce concert). La répétition se passe bien, finalement les femmes auront aussi le droit de chanter sur l'air extrait de Ruddigore de Gilbert et Sullivan, monument de la culture anglo-saxone de la fin de l'ère victorienne, un peu après Offenbach. Ouf, je l'aimais bien.



La répétition se termine vers 17h et on a plus de 2h à tuer avant de devoir être de retour, prêts pour le concert. Je sors du bâtiment avec une allemande et une irlandaise et on se dirige vers le très joli Iveagh Garden juste à côté pour attendre sur un banc au soleil. Mais il se met à pleuvoir et j'ai faim. Nous nous mettons en quête d'un café.
L'irlandaise a un petit parapluie noir à pois blancs et liséré de rose sous lequel nous nous serrons, et nous remontons la rue d'un pas martial en chantant à tue-tête le chœur des soldats du Faust de Gounod.
Gloire immortelle de nos aïeux, soit nous fidèle mourrons comme eux !


Il n'y avait pas beaucoup de gens dans cette rue et c'est bien dommage, vous avez raté quelque chose.

19h50, conformément à ce que j'ai vu jusqu'ici, tout est à l'heure, le chœur entre en scène (après avoir péniblement réussi à s'aligner en coulisse selon que l'on est assis à gauche ou à droite du clavier de l'orgue).
19h55 l'orchestre s'installe et s'accorde.
20h00 le chef entre.

- Orchestre : ouverture de la Force du Destin, Verdi
- Baryton et choeur : Udite, udite, o rustici, L'Elisir d'Amore, Donizetti
- Baryton : Son lo spirito che nega, Mefistofele, Boito
- Orchestre : ouverture de Don Giovanni, Mozart
- Baryton et choeur d'hommes : Le veau d'or, Faust, Gounod
- Baryton : Schweig, Schweig, Der Freishütz, Weber
- Choeur (d'hommes ?) : Choeur des soldats, Faust, Gounod
- Baryton et choeur : Te Deum, Tosca, Puccini

- Baryton : Credo in un dio crude, Otello, Verdi
- Orchestre : Danse Macabre, Saint-Saëns
- Baryton : Moritat von Mackie Messer, Die Dreigroschenoper, Weill
- Baryton et choeur d'hommes : When the night wind howls, Ruddigore, Sullivan
- Orchestre : ouverture d'Orphée aux Enfers, Offenbach
- Baryton et choeur : It ain't necessarily so, Porgy and Bess, Gershwin.

- Bis : Stars, Les Misérables, Schönberg

Bryn Terfel entre donc pour la deuxième pièce du concert et est immédiatement applaudi par une foule en délire (je ne crois pas avoir jamais vu le Concert Hall aussi plein, je repère en tout une dizaine de places vides éparpillées). Pendant son solo, nous intervenons plus tard dans l'air, j'entends soudain la salle exploser de rire, qu'a-t-il bien pu faire ? Il a sorti un bouteille de bière de sa veste. Il prend son temps pour jouer avec, la décapsuler, il chante toujours, nous chantons, et puis il boit et fait un grand geste au chef pour que celui-ci fasse durer l'accord final de l'orchestre aussi longtemps qu'il y a du liquide à avaler dans la bouteille...
Un sacré amuseur.
Puis il offre la bouteille à un monsieur du premier rang, qui l'a je crois offerte ensuite à son voisin. Mais je ne sais toujours pas s'il l'a vraiment bue, ou s'il avait mis de l'eau dedans (pour les non initiés : se taper une bière au début d'un concert classique n'est PAS un très bon moyen d'assurer vocalement pour tout le reste - quoique).
Un ténor du chœur a été désigné volontaire pour chanter la ligne de
Spoletta. Il s'en est très bien tiré,  a fait un bon jeu de scène avec
Terfel évidemment, qui n'a pas oublié de l'encourager et le féliciter. 
Il présente les morceaux, est toujours applaudi à tout rompre, ils rient, ils pleurent, ils l'aiment... Les dames sont béates d'admiration et les messieurs tout ébaubis un peu pareil.
Il se retourne après nos interventions pour nous faire un clin d'œil ou une mimique d'approbation, c'est très agréable !
Il y avait donc l'ouverture d'Orphée aux Enfers dans la deuxième partie, qui présente plein de thèmes différents, très drôle de voir la tête des gens quand ils ont enfin reconnus le cancan final :o)
Voici l'opérette en entier sur YouTube, vous pouvez donc écouter le début pour voir à partir de quel moment des accords vous indiquent que vous allez finir sur l'air de cancan le plus connu de la planète (mes excuses je crois qu'il faut d'abord survivre à une pub).

Une très bonne version d'Orphée donnée en 1997 (je crois) à Lyon avec 
Dessay, Naouri, Fouchécourt, Beuron et plus dirigés par Minkowski.

Nous avons été honnêtement applaudi pour le Chœur des soldats, mais enfin rien à voir avec Bryn.

Lui a eu une standing ovation à la fin, a reçu un bouquet de fleurs, l'a offert à une dame du premier rang, a fait quelques allers-retours et est sorti sous le regard amoureux de 1200 personnes.

Bref, c'était pô mal :o)

Vacances d'été, reprise des répétitions le 27 août, les Vêpres de Monteverdi le 3 décembre.

(bon et en attendant faut absolument que j'appelle les profs de chant dont on m'a donné les numéros, je fous rien ça va pas du tout).