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lundi 2 mai 2016

Clare et le Burren (1)

Mes plus plates excuses pour le délai, je crois que je ne suis pas contente de mes photos - j'avais oublié mon appareil pour ce weekend et ai dû me servir de mon téléphone, qui n'est pas le meilleur pour les photos... Du coup je traîne !


Du 1er au 4 janvier 2016
on m'a prêté une maison dans le gros village, la petite ville (?), the town, de Ennistimon (ou Ennistymon, selon les panneaux).


Oui je sais on dirait que ça s'appelle Lahinch, mais Lahinch se situe en fait 4km plus à l'ouest, sur la côte (et est plus connu car spot de surf).

Comme vous pouvez le deviner, toutes les petites étoiles indique des endroits où je suis passée pendant le week-end. D'abord une boucle vers le sud : Spanish Point (où s'est échouée l'armada qui venait tenter de délivrer l'Irlande du joug anglican - entre catholiques fanatiques, faut bien s'entraider), puis Kilkee et Kilbaha ; avant de remonter par Kilrush et Ennis.
"Kil" en irlandais signifie "église". Vous voyez bien que j'avais raison plus haut.


Spanish Point, où le roi d'Espagne est passé en 1986.






Kilkee, où il y avait un vent pas possible...



Il faisait gris et mouillé, l'ouest de l'Irlande quoi - et en janvier en plus.
Le county de Clare subissait d'ailleurs à ce moment là de sévères inondations, je suis tombée sur quelques routes barrées, vu des grosses flaques en pleine chaussée et senti que la plupart des revêtements étaient absolument gorgés d'eau, ce qui fait un drôle d'effet.


Sur le port, toujours à Kilkee, un parcmètre contre vents et marées.

Ensuite je descends jusqu'au bout de la péninsule, à Loop Head, où il y a un phare qu'on ne peut pas aller voir de trop près. J'aurais bien fait le tour mais il a commencé à pleuvoir...





Sur la route sud de la péninsule, un panneau avec un poème "The Grave of the Yellow Men" (la tombe des hommes jaunes) raconte le vieux souvenir d'un bateau s'étant échoué ici, il y a bien bien longtemps, avec à son bord des hommes "jaunes", dont certains auraient survécu. Le panneau insiste aussi sur le fait qu'il faut se souvenir que l'Irlande n'a pas été si isolée qu'on a bien voulu le dire, et que ses habitants ne sont pas juste une "race de celtes" mais ont aussi été mêlés au reste du monde :o)

Carrigaholt






Je termine ma boucle sud en remontant vers Ennis, la "ville" du coin, qui est jumelée avec Saint-Paul-de-Fenouillet (si, si, on a un bled qui s'appelle comme ça), et avec des jolies peintures sur les murs :


Après tant de route, je rentre me réchauffer, car la maison à un poêle et c'est vachement chouette.


La maison a aussi de règles de bon sens pour qui l'emprunte, chauffage, aération, et :


"Ne pas laisser de boîtes de céréales, riz, pâtes ou autres choses à manger qui attirent les insectes, rongeurs, créatures amphibies, bestioles flippantes, lutins, monstres et la sorcière."

Merci bien ! XD

Allez, je mettrai les photos de la boucle au nord de la maison... bientôt !

samedi 2 janvier 2016

Donegal, nous voilà ! (3) Derry



Voilà, voilà, enfin ! Pardon pour le délai, ce fut long, mais j'espère que 2016 verra ce blog plus actif !
J'ai plein d'idées de billets en plus, ce n'est pas ça qui manque, d'autant que l'Irlande entre dans une grande année de commémorations, pour le centenaire du soulèvement de Pâques 1916, qui mena à l'indépendance et à une guerre civile dans le même temps, entre les Irlandais qui acceptaient l'idée que les comtés du Nord restent rattachés au Royaume-Uni et ceux qui considéraient la partition insupportable, et tout responsable politique avalisant cette solution un traître. Vous l'aurez deviné, l'IRA (Irish Republican Army) fait partie de ceux-là. 

Ci-dessous, après la première et la deuxième, voici la troisième et dernière partie de notre tour du Donegal en mai, décidément peu ensoleillé, avec des photos de la ville de Derry / Londonderry, selon le camp que vous choisissez.

Si vous êtes unioniste (c'est-à-dire partisant d'une union avec le Royaume-Uni), vous dites Londonderry ; si vous êtes républicain et supporter de l'IRA, vous dites Derry ; et si vous êtes en train de penser que ça vous rappelle une chanson, c'est normal, c'est bien cette ville que chante U2 dans Bloody Sunday.

Voici donc Derry, chargée d'histoire récente, que je visitais avec un anglais, ce qui rendait la situation intéressante (et un allemand, mais rien à signaler de ce côté-là).




un escalier dans la fenêtre



On approche du but, avec un premier aperçu des très fameuses peintures murales du quartier catholique de Derry. Ce quartier se trouve en contrebas de la coline sur laquelle est construit le centre-ville de Derry qui était originellement entouré de remparts dont une partie existe toujours et sur lesquels on a laissé les canons d'époque, beaucoup d'ailleurs tournés vers le "Bog", ou "free Derry", le surnom du quartier catholique sur lequel flotte en général le drapeau tricolore irlandais, alors que le reste de l'Irlande du Nord fait fièrement flotter l'Union Jack. Ambiance.

Les fresques sont toutes clairement très bien entretenues et régulièrement repeinte, d'où l'échaffaudage j'imagine.
 








Retour dans le centre-ville pour essayer de chercher un guide qui nous expliquerait ces peintures, mais un dimanche un peu tard dans l'après-midi, le seul guide on duty faisait le tour pour un groupe de Japonais, et comme la cheffe japonaise refusait qu'on s'y associe, il nous a proposé de suivre discrètement derrière - pas si facile.




The Guildhall, qui est le siège du Council’s chamber et du Mayor’s Parlour, qu'on n'a pas eu le temps de visiter, mais c'est très beau, mes photos sont très mauvaises, pardon.



En face du Guildhall, sur le mur de la ville - le Guildhall est juste à l'extérieur d'une ancienne porte, "In Memory of those killed by weapon systems produced withing this City & District." (en mémoire de ceux tués par des systèmes d'armement produits dans cette ville et ce district).




Et nous voici de retour dans le Bogside, Free Derry, le quartier où vit une population catholique à faibles revenus, qui se sent exclue, pas représentée et pas considérée par la majorité anglicane qui voit en eux racailles et agitateurs (mon analyse manque de finesse, j'apprends mon histoire irlandaise, pour l'instant c'est ce que j'ai compris).






Ci-dessus, l'un des monuments qui parsèment le quartier, celui à la grève de la faim (H for Hunger) des membres de l'IRA incarcérés, demandant en 1981 leur libération au gouvernement Thatcher. Dix d'entre eux en moururent, le plus connu étant Bobby Sands.







Les visages des victimes décédées lors du Bloody Sunday.


BOG SIDE
 



Un plan des événements du Bloody Sunday 1972.


Le monuments aux morts




Le bog side vu des remparts de la ville "haute" de Derry.

Plus léger : deux enfants revenants probablement de la pièce de théâtre de fin d'année !







Et un canon sur les remparts, qui était un "portail" dans le jeu de localisation "Ingress" que joue l'ami Robert (ci-dessus), ce qui nous a forcé à faire tout un tas de tours et détours lors de ce weekend - souvent intéressant je dois le reconnaître !




J'ignore quel est le phénomène physique ou chimique qui l'a mis dans cet état, mais c'était une vision étonnante !


C'est tout pour le Donegal... Bientôt Mayo où je me suis rendue en août, Clare peut-être où je suis présentement mais n'ai que mon téléphone pour faire des photos - bof. Et d'anciennes photos des Aran Islands, ou même de Dublin où j'essaie de recenser les statues et sculptures !


AND ALL THE BEST FOR 2016 !