jeudi 18 décembre 2014

Envie de Connemara

Les quelques dernières fois que j'avais pris un taxi à Dublin, j'avais regardé le chauffeur chauffer avec envie... Le grand ouest irlandais étant à portée de voiture, je décidai d'en louer une, de faire mon baptême de conduite à gauche de la route et à droite de la voiture, je trouvai une gentille dame pour me loger à Westport (merci airbnb), et je m'en fus.

Lundi, mon plus gros souci a été que j'avais oublié mes lunettes de soleil.

Sélection (difficile, et encore trop large j'imagine) des photos prises au gré des arrêts sur les bas-côtés... Heureusement qu'il n'y en n'a pas partout car je me serai posée tous les dix mètres.
Heureusement aussi que dans la petite route paumée conseillée par le Routard (là où vous voyez deux étoiles d'affilée, avant d'arriver à Roundstone) il n'y avait tellement personne que je pouvais m'arrêter au milieu.

Grâce à mon petit téléphone intelligent connecté aux satellites de l'univers, même dans les lointaines provinces, j'ai pu placer des petits repères pour me souvenir d'où c'est que c'était si beau (et donc avec un petit effort je vous montrerai mon itinéraire, bientôt)(paf, c'est fait, qu'est-ce que je suis motivée) :



J'étais partie un peu plus tard que prévu le matin et avait perdu un peu de temps à sortir de Dublin (les sens uniques m'ont tuer). J'étais au niveau de Galway, où je ne suis pas entrée, un peu avant 13h, et à Clifden à 16h. Normalement ça prend 1h30, grand max. 
Mais voilà, lumière rasante, couleurs extraorpoustouflantes, pitites routes où on dit bonjour aux autres conducteurs, aux passants, au travailleurs, au cyclistes, aux chiens, vaches, veaux, cochons...

Voici des photos de lundi, donc, au Connemara, en hiver, au soleil une bonne partie du temps.
La dernière photo est prise à Clifden, vers 16h15. Après ça j'ai filé jusqu'au poêle qui m'attendait chez ma logeuse, il faisait nuit, et j'ai mis longtemps à trouver les feux de route sur cette bagnole.











Embouteillage au camion Guinness









 









Aucun trucage dans les couleurs toujours ;o)




 



















Si, si, je vous jure, j'en ai enlevé plein.


dimanche 9 novembre 2014

Gone rowing


Bonjour tout le monde, il semble que j'ai eu une flemme phénoménale en septembre-octobre, alors que j'ai des idées de trucs à raconter hein, mais je n'ai donc rien écrit depuis ma découverte du surf.
Surf que j'ai retenté fin octobre (je sais, je suis dingue), toujours à Bundoran, lors du week-end prolongé dû au dernier lundi du mois qui est férié ici. C'était très venteux, un peu pluvieux, vaguement dangereux. La séance du samedi a été raccourcie après avoir été déplacée de plage pour être moins exposée au vent, qui continuait le coquin à nous balancer nos planches dans la figure si on faisait mine de les soulever. Un peu dur. Et j'avais une combi un peu trop grande donc eau fraîche qui continuait à me couler dessus, brrrr.
Dimanche on a laissé tomber et on a trouvé un hôtel dans la ville avec jacuzzi, c'était pas mal :o) (bon, j'avais les pieds absolument trempés le temps d'arriver à l'hôtel, et vu que les vestiaires manquaient de charme, mes chaussettes étaient encore mouillées après coup, ça a cassé un peu le plaisir).
Et lundi le temps étant meilleur on a resurfé et c'était pas mal. Mais combi toujours un peu trop grande, et temps pas aussi vraiment chouette qu'en septembre (où je réalise maintenant qu'on avait pas trop de vent, mais suffisamment de vagues, un peu de soleil, pas de pluie, tout ça) et on était un peu nombreux dans l'eau donc on se gênait. Mais bref, c'était fort sympathique quand même, et Bundoran offre donc des compensations, dont le pub du Kicking Donkey, sa musique live, ses serveurs en costume de vampire pour Halloween et son whisky font partie.


Ça c'est pour voir où est Bundoran, dans le County Donegal tout prêt du County Sligo. A 4h de bus de Dublin (départ 7h30 samedi matin, arrivée 11h30 à Ballyshannon, à 4 miles de Bundoran).
















Ordoncques, si le surf ne m'a pas vu faire de progrès importants, j'ai repris en août mon activité "nautique" à moi qui me manquait bien : l'aviron.
Ils ont des bons restes de l'influence anglaise, l'aviron est plutôt important, chaque université à son club, d'ailleurs tous au même endroit à l'ouest de Dublin, et ça compétitionne dur.

J'avais trouvé sur Internet le site du Phoenix Rowing Club (qui est ai-je appris le club "municipal", ainsi appelé par ses concurrents et voisins), et qui a pris le titre de Phoenix puisque c'est le nom de l'immense parc aux portes du Dublin qui borde l'autre côté de la route où s'étire cette guirlande de clubs d'aviron.
Le Phoenix Rowing Club ressemble assez au club où je ramais à Paris : plutôt relax, pour loisirs adultes, les anciens membres peuvent encadrer les nouveaux, chacun à son rythme. Un peu plus organisé toute fois : on est prié de prévenir le "capitaine" par email si l'on veut venir, ça lui permet de constituer les bateaux à l'avance. On paye 10 euros si on a fait la sortie avec un des barreurs-entraîneurs donc, mais sinon on peut s'organiser pour sortir en double ou juste en skiff, auquel cas pas de frais. Enfin il faut être inscrit à l'année, mais le montant est vraiment minuscule.




La première fois que je suis venue j'ai ramé en double avec quelqu'un qui était là, et j'ai été un peu impressionnée par le vent. Il me semble qu'avec des rafales pareilles, à Paris on ne sortirait même pas. Mais c'est l'Irlande : si tu sors pas quand y'a vent, tu sors pas beaucoup.

Je suis ensuite plusieurs fois montée en yolette (bateau bien stable, potentiellement pour débutants, à 4 avec barreur) barrée par le capitaine, qui est un très bon instructeur, en plus d'être locuteur de l'irlandais et d'un peu de français. 

Quelques personnes du club sont d'ailleurs en octobre allées faire la Traversée de Paris, j'ai traduit le mail d'instructions :o)




Et début octobre j'ai été embringuée dans l'équipage féminin du club pour la régate annuelle organisée par un des gros clubs d'à côté : le Commercial Club.
J'avais trouvé le nom peu élégant, mais on m'a expliqué que c'est un club très important, avec plus d'un siècle d'histoire, une grosse base de jeune compétiteurs qui se font sélectionner en équipe d'Irlande et même (au moins) un ancien champion du monde (1991) qui entraîne maintenant les jeunes.

Il y avait donc des courses, les bateaux allant deux par deux, remontant un peu la rivière pour finir devant le Commercial Club donc. Organisation très bien faite : très souple : quand deux compétiteurs de la même catégorie étaient prêts, eh ben on les envoyait remonter jusqu'à la ligne de départ et faire leur course. Il n'y avait pas d'horaires prédéfinis pour chaque bateau, ce qui à mon avis a évité bien des crises de nerfs.



La course était relativement courte, quelques centaines de mètres, donc très très intense. Et soudain la partie du mouvement d'aviron qui est censée être la plus facile, le retour, qui consiste à revenir en pliant les jambes, rames au-dessus de l'eau, vers l'avant de son siège (donc l'arrière du bateau, vous me suivez, puisqu'on est dos à la route), devient la plus atrocement douloureuse, car des jambes qui viennent de faire un gros effort de poussée pour faire avancer le bateau ne veulent absolument pas se replier immédiatement pour repartir dans l'autre sens. Aïe.
On a gagné notre course :D
(avec paraît-il un très bon temps)
Et ils ont parlé d'une deuxième course contre un autre club. Qu'il a effectivement fallu faire et qu'on a encore gagnée !
Ils ont commencé à évoquer une troisième course mais nos prières aux dieux de l'aviron et des jambes en coton ont fonctionné : les deux autres compétiteurs se sont affrontés d'abord et ont fait un temps toujours inférieur au nôtre, pas besoin de re-courir.

On a gagné un bô T-shirt, et surtout une certaine reconnaissance importante pour notre petit club (ah oui, vous êtes du municipal) qui cherche aussi à se faire regarder avec moins de condescendance et veut prouver que ce n'est pas parce qu'on est complètement loisirs qu'on sait pas ramer non mais oh.




Faudrait que je fasse aussi une petite fiche sur le vocabulaire de l'aviron, qui est d'une part, évidemment, ahah, en anglais, bon, mais ce n'est pas tout. 

Ce que j'appelle la "nage", c'est-à-dire le rameur le plus à l'arrière, le plus proche du barreur s'il y a, celui qui donne le rythme au reste du bateau, se nomme the "stroke".
Et si j'ai toujours numéroté les rameurs 1, 2, 3, 4 en partant de la nage (nage = 1), eh bien ils font l'inverse. Faut surtout s'en souvenir pour 2 et 3, puisqu'ils disent "stroke" et "bow" pour les deux autres.
Donc quand j'étais derrière la nage, pour moi, je suis le 2. En France.
Ici, placée au même endroit, je suis le 3.

J'ai toujours utilisé les indications "rouge" et "vert" pour désigner les côtés du bateau, et indiquer où il convenait de tourner, ou plutôt quelle rame ("pelle" est d'ailleurs le terme français) je voulais que mes coéquipiers utilisent plus fortement au prochain coup pour modifier la trajectoire.
Ici ils utilisent (bizarrement, mais c'est ce que j'ai compris pour l'instant) les mots pour proue et poupe.
Bow et Stern. A moins qu'ils n'utilisent de nouveau "stroke", en fait, j'ai pas encore très bien compris ni retenu.
Ces mots sont donc utilisés pour les positions les plus à l'arrière et à l'avant du bateau, ce qui est assez logique, mais aussi pour les côtés. C't'étrange.
"Bow" désigne donc ma rame à main gauche quand je rame, donc à tribord, donc celle que j'appelais "verte" ; ET le ou les deux rameurs situés le plus à l'avant de l'embarcation, le plus loin du barreur.
"Stern"/"stroke" désigne la rame à main droite, bâbord (rouge) et le ou les rameurs à l'arrière du bateau, le plus proche du barreur.

Le mot pour rame est plutôt "oar(s)" que "row(s)".

Et alors les manoeuvres et tout, euh, la prochaine fois :P




Assez parlé. Je vous laisse avec ces photos que j'ai pu prendre de mon espèce de skiff-canoë super stable qui me permet de bosser un peu toute seule mais me rassure plus qu'un vrai skiff (ils disent "scull" d'ailleurs) parce que j'en ai pas fait depuis 2 ans donc j'ai un peu la trouille. Et cette stabilité m'a permis d'emporter sans peur mon appareil photo pour vous faire partager ma petite sortie de dimanche dernier.

Parce que oui, ça paraît incroyable, mais ces photos ont bien été prises le 2 novembre.


Ça a l'air extrêmement bucolique, mais on entend tout de même une grosse route qui passe pas loin...

On est donc sur la Liffey, le fleuve qui traverse Dublin peu après et finit dans la baie et la mer d'Irlande. C'est en fait un fleuve pas bien large qui a encore l'air à cet endroit d'une grosse rivière et la zone navigable pour nous est assez courte car limitée par des petites chutes d'eau à quelques kilomètres d'écart à peine. Mais gros avantage par rapport à la Marne : évidemment, pas de péniches !












Il y avait un monsieur dans son jardin qui lisait sous un arbre. Tranquille.
Et là où il est, le bruit de la chute d'eau couvre celui de la route, ça me paraît mieux comme ça.
(c'est donc la chute d'eau en amont qui limite notre navigation).







La chute d'eau en aval, là où l'eau a l'air de s'arrêter, pfuit.



Le club d'aviron de Trinity College, le seul sur la rive sud.
Le Memorial War Garden, rive sud itou.
Les oiseaux sont posés vraiment à la limite de la chute, qui fait au moins 2 mètres de haut.
Pas du tout une bonne idée de s'approcher, du coup. Et impossible d'aller ramer plus loin vers Dublin, donc.
Trois bancs face à la rivière, sur un promontoire de Phoenix Park.

Deux bateaux de 8 qui s'entraînent dur, et le club de UCD (University College Dublin) derrière.

jeudi 18 septembre 2014

Surfons donc !

J'avais commencé à vous raconter ici mon premier week-end de septembre, dans le comté Donegal, au nord-ouest de la République.

J'en étais à mes premiers émois de surfeuse - quoique ce soit un bien grand mot. J'ai réussi, dès le premier jour, à me mettre debout sur la planche à plusieurs reprises, mais parfois pour un moment fort court. Et d'autres fois pour un peu plus longtemps mais sans bien savoir quoi faire.
Et ma musculature au niveau des tablettes de chocolat étant ce qu'elle est, passer en position agenouillée puis en position debout prend à chaque fois plusieurs secondes, je veux être sûre d'être bien stable, et d'ailleurs parfois ça ne rate pas, je suis déjà mal centrée et chavire illico sur un côté.


[Il y avait donc écrit "Keep out" sur l'église. Sans vouloir faire de trop mauvaise esprit, ça ma fait sourire]

Bref, je mets du temps, beaucoup de temps entre le moment où la vague soulève la planche et celui où je vais potentiellement me retrouver debout.
Samedi, le prof est presque tout à nous (les trois filles) à part quelques moments où il donne quelques conseils ou encouragements au couple allemand. Lui surfe sur une planche du même modèle que les nôtres, mais elle a une planche plus petite, je suppose que c'est l'étape d'après quand on progresse.

Le prof s'occupe alternativement de nous trois et nous tenant le devant de la planche ("Come on, lay down" qu'il dit) et en nous lançant "derrière lui" (il se tient face à la vague qui arrive et se décale pour nous faire partir sur son côté) pour nous aider à prendre la vague.
J'ai pas osé lui dire en rigolant que passer ses journées à demander à des filles (obtempérantes) de s'allonger c'était un boulot plutôt cool.

Quel que soit le résultat qu'on obtienne, il nous encourage très obligeamment en faisant youhou ! et lève le pouce pour féliciter une réussite particulière. On a pris un fou rire le soir en se disant qu'il passe ses journées, ses semaines, son année à faire des youhou à des gens qui essaient péniblement de juste tenir debout sur ces foutus planches alors qu'il est probablement lui-même très bon surfeur, ce qui n'empêchait pas que cet encouragement avait pour nous une valeur immense et démesurée et que comme un enfant de cinq ans dont le papa a tourné la tête au moment où il a fait dix mètres sans les petites roulettes, on s'est parfois décomposées de déconvenue en s'apercevant qu'il ne nous avait pas suivie des yeux cette fois-ci où on était restées debout longtemps car déjà occupée avec une des deux autres !
 (pardonnez-moi pour les phrases à rallonge, je lis Proust en ce moment, ça sort par où ça peut).


Les maisons du front de mer, enfilade dont fait partie le club.

J'avais peur que l'heure et demie voire plus passée dans l'eau me paraisse trop longue, mais pas du tout, j'étais même déçue quand il nous a annoncé que c'était la dernière vague.
On détache le câble qui relie la planche à notre pied "arrière", on remonte les planches sur les falaises où elles sont chargées sur la remorque et un 4x4 nous rembarque, dans nos combinaisons trempées, pour nous déposer au club. Ah, voilà donc l'intérêt des banquettes (perpendiculaires aux sièges du chauffeur et du passager et du 2ème rang, et qui se font face) couverte de toile imperméable.

Au club, dans le petit vestiaire qu'on attend par l'arrière-cour, il faut maintenant ENLEVER sa combinaison. C'est presque aussi compliqué que de la mettre, c'est rigolo. Il y a une douche déjà bien ensablée dont je ne me servirai que pour enlever justement les restes de sables de mes pieds avant de les remettre dans mes chaussures. On laisse nos combi dans un bac en demandant s'il faut qu'on les lave, quelqu'un répond en rigolant non vous inquiétez pas, c'est l'esclave qui va le faire, et de crier "Slave!" L'esclave étant un jeune garçon de 18 ans environ, probablement aspirant prof, et pour le moment chargé des basses besognes, et le lendemain de nous photographier dans nos tentatives désarticulées de tenir sur ces fichues planches avec les courbatures de la veille en plus. Il a l'air relativement bien traités, avec une certaine affection, et il semble que plusieurs de ses prédécesseurs aient survécu à leur sort, voir sur la page du club présentant les membres (il s'appelle donc Nathan et a un peu grandi depuis la photo).
Quand on ressort, le directeur du club, qu'il a fondé avec sa femme, nous propose une cup of tea ou of coffee dans la cuisine là-haut. Nous attaquons donc l'escalier extérieur vers la porte de la cuisine et cette promesse d'un chaud breuvage quand le prof qui était déjà rentré, ressort, combinaison descendue jusqu'à la taille, demander je ne sais quoi à quelqu'un dans la cour en s'arrêtant sur une marche au milieu de la descente, me permettant gracieusement de constater que ses tablettes de chocolat à lui sont en acier trempé. Et le reste à l'avenant.

Ca c'est fait.


On passe un moment dans la cuisine du club à discuter avec Killian, le fondateur du club, qui se moque gentiment des cinquante-douze questions que Kasia lui a posées pour préparer le week-end (en même temps on ne l'a pas aidée : j'étais censée avoir une répétition du samedi qui n'a été annulée que quelque jours avant, une quatrième nana avait décidé la veille de se joindre à nous et a été prise de vertige le matin même), et je décide, comme il ne m'a pas repérée à mon accent, de lui demander d'où il croit que je viens.
En fait il n'a pas l'air très fort à ce jeu-là parce qu'après avoir dit qu'il reconnaissait facilement les polonais, il n'identifiera Kasia qu'en se souvenant probablement de son nom dans les trois-vingts emails échangés. Pour mon cas, il commence par les pays baltes, puis la Moldavie, écume tous les pays de l'Est avant qu'on se décide à lui dire que je viens d'Europe de l'Ouest, il cite alors consciencieusement tout ce qui se trouve entre Pays-Bas/Danemark et Islande. Il a été obligé de donner sa langue au chat et a déclaré que j'avais l'accent français le plus étrange qu'il ait jamais entendu.
C'est toujours ça de pris.
Il nous annonce aussi qu'il y a ce soir au club une petite fête où tout le monde est convié et où chanterons d'anciens et d'actuels moniteurs du club qui ont formé un groupe donc j'ai déjà oublié le nom (Best Buds ?).

Nous rejoignons le B&B pour une bonne douche, et revenons à pied dans le centre et mangeons pain de poisson, seafood chowder, salade, pièce de viande et bière au pub du coin pour nous remettre et nous féliciter de nos exploits.



On rejoint donc le club, ils ont même mis des spots, qui étaient un peu moins roses en vrai. La musique était chouette et on suivra au pub du Kicking Donkey quand ils s'y déplaceront pour leur "gig" de 23h. A minuit tout de même, direction le dodo.
 

Sur nos quinze minutes de marche vers nos lits, ce graffiti de cheval, Dee a une photo rigolote où on se tient sous les sabot de devant...


La nuit de sommeil fut bonne et le petit-déjeuner correct, pas irlandais malheureusement.
Finalement, il nous reste une bonne demie-heure avant de devoir nous mettre en combi lorsque nous arrivons au club, zou, allons admirer la vue.




La leçon de dimanche est un peu compliquée parce qu'on est très très nombreux dans l'eau, donc on se gêne beaucoup. Et puis il y a déjà des courbatures évidemment. Je crois que j'ai donc moins souvent réussi à me hisser debout sur la planche, mais c'était très chouette quand même.
Ma combi était un petit peu plus grande, je me sentais moins étouffée mais il y avait un petit va-et-vient d'eau et des petites coulées d'eau bien fraîche me caressaient régulièrement le dos.

Après une dernière douche bien chaude au B&B, on est revenu en ville déjeuner dans le resto des surfeurs, Waves je crois, on a étudié le prix dans combi d'occasion dans le magasin d'à-côté, on a dit merci au revoir au club où avait laissé la voiture et où ils étaient en train d'embarquer tout le monde pour les minibus de retour à Dublin - par les moniteurs, mais les clients, le club organise aussi le transport si on veut.
Et sur notre trajet de retour on a comparé nos agendas et constaté que notre prochain week-end de libre en commun est fin octobre, encore jouable !

La radio a annoncé que la finale du championnat d'Irlande de hurling s'était de nouveau, comme les deux années passées, soldées par un match nul et qu'il allait falloir la rejouer. Il semble qu'avant cette série statistiquement incroyable, un match nul en final n'était pas advenu en plus de cinquante ans.

Je suis arrivée à Dublin avec les épaules et le torse bien bien courbaturés, un semblant de bleu sur le pied gauche, le genou droit vaguement tordu, et une sérieuse douleur dans les muscles droit du coup, provoquée par ma sieste à l'arrière de la voiture.

A refaire !

Ah, et pour les gens pénibles qui veulent me voir en combinaison et avoir des preuves que j'ai tenu debout sur une planche sur de l'eau, cherchez donc ici, il y en a 4 ou 5 où j'apparais (dans les dernières lignes).